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La famille... la suite

Photo du rédacteur: Marie LyneMarie Lyne

Je n’ai plus de conviction. En fait, je les appelle mes croyances du moment, car la vie passe trop vite et, justement ces convictions ont trop le temps de changer. Donc j’ai maintenant de nouvelles croyances à la vie et elles évolueront certainement.


Après le mariage, j’ai revu mes parents (ils étaient présents à notre union). La semaine dernière, j’ai passé du temps avec mon père. J’ai aimé ça. Lui aussi; en tout cas, je crois. Notre relation est différente et je m’y sens bien. Je suis une adulte avec un père. Je me traite en adulte, donc notre relation est d’adulte à adulte.


Mais revenons un peu en arrière, car je sens que j’en ai perdu quelques lecteurs en chemin avec l’affirmation : ils étaient présents au mariage.


En novembre, Louis et moi décidions de nous marier. Pour dire vrai, j’ai menacé Louis de ne plus vouloir me marier après mes 40 ans et, comme j’allais avoir ce magnifique chiffre en début juin, nous avons décidé de convoler en justes noces 2 jours avant l’ultime jour! La seule condition de mon futur mari, l’annoncer à mes parents.


Ce qu’il fit. Sans moi.


De mon côté, après l’annonce, j’ai beaucoup pensé et parlé (bien sûr !) et de fil en aiguille, de réflexion en réflexion, le jour de l’envoi des invitations arriva et, après y avoir rêvé des nuits entières, j’ai posté une invitation à mes parents. Contrairement à ce que j’avais imaginé, l’invitation a fait un peu « pouette, pouette ». Du genre : « Pourquoi tu nous invites, tu nous parles plus depuis près de 2 ans … ». Alors à leur demande, nous nous sommes donné rendez-vous dans un lieu neutre.


Vendredi matin du printemps tardif, on arrive au resto à déjeuner (on est en avance (je suis toujours en avance)). Que dire de cette rencontre? Froide, malaisante, triste, mais nécessaire. À la fin, une maman heureuse de me serrer dans ses bras et un papa, somme tout heureux de nous avoir revus.

Et moi?

À ce moment? Bof. Vidée, exténuée d’avoir combattu pour ne pas entrer dans leur jeu de «qui a fait quoi pour que ça arrive cette histoire-là !», et surtout pas certaine du tout de mon «move».


Entre cette retrouvaille et le mariage, on s’est revu. Le genre de rencontre où il faut se réapprivoiser avec ses malaises et cette coupure de plus de 1 an qui a fragilisé le futur. J’ai changé pendant ce temps, donc notre relation est et sera différente. Je dois leur laisser le temps de la comprendre et l’accepter. Mais le temps passé avec mes parents dernièrement a été agréable et m’a donné envie de recommencer.


Mes croyances ont changé, comme les gens peuvent changer. Est-ce le « burn out » qui me fait cet effet : le besoin de revenir vers la famille ? Pourtant, ce n’est pas un sujet que j’ai abordé avec eux.



Je le vis 90% du temps seule.

Je ne veux pas inquiéter personne à ce sujet : car cette semaine j’ai vraiment compris que j’étais réellement en « dépression du travail ». Pas une « p’tite écœurantite » : une belle dépression calvaire!


Alors j’en suis là, au mois numéro de 2 à la maison avec tous pleins de beaux évènements dans ma vie, bien entourée et à la quête de mon bonheur professionnel. Je prends mon café le matin et ma « p’tite » pilule, et je me dis :

« bouge-toi ! Tu ne peux pas sombrer davantage ! »

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