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C'est ben cher!



Le prix des rêves....
Le prix des rêves....


On le voit passer, on en entend parler, mais impossible de s’entendre là-dessus.


J’ai fait une recherche Google là-dessus et, oh boy, le fun a pogné! Un prix juste, ça n’existe pas au sens mathématique du terme. Ce n’est pas aussi simple que 2+2=4. Non, c’est plutôt du genre 2+2 = (selon ton humeur du jour) entre 6, 100, ou une équation digne d’un doctorat en astrophysique.


Sur le Net, tout le monde a sa propre définition de ce qu’est un prix raisonnable. Et c’est bien correct! Dans ma propre comptabilité, il y a des dépenses que je trouve ridiculement chères, alors que mon conjoint les considère essentielles. Comme quoi l’émotion joue aussi un rôle dans nos décisions financières!


Ce qui me chicotte, c’est cette manie de dire "c’est ben cher" à tout bout de champ. Oui, tout augmente. Oui, les salaires ne suivent pas toujours. Mais dire "c’est trop cher" sans vraiment réfléchir, c’est un brin fatigant.


Détester quelqu’un juste parce qu’il gagne de l’argent en vendant un produit ou un service? Voyons donc! C’est ça, être en affaires. Sans ces entrepreneurs, on n’aurait pas accès à tout ce qui nous facilite la vie. Et on va se le dire : on est privilégiés. J’ai des collègues immigrants qui, dans leur pays d’origine, avaient 1/1000e de ce que nos jeunes ont ici. Leur perspective sur la "cherté" des choses remet bien des choses en perspective!


On est bombardés de publicités qui nous font rêver, mais la réalité, c’est que tout n’est pas accessible à tout le monde… du moins, pas tout de suite. Mais on peut améliorer son sort! J’en suis la preuve vivante. J’ai déjà été dans une situation où je ne pouvais même pas faire mon épicerie. À l’époque, j’avais fait des choix… discutables. Sur le moment, ils me semblaient prioritaires, mais aujourd’hui, je les vois autrement.


J’ai ensuite vécu une autre période de vaches maigres en sacrifiant deux ans de ma vie active. Pendant ce temps, je payais la maison, l’épicerie et les besoins essentiels de Juliette. Le reste? Y’en avait pas. Mais cette fois-là, je ne regrette rien, parce que ce choix me permet aujourd’hui de vivre beaucoup plus sereinement.


Dans cette période sans Internet, sans cellulaire, sans télévision, je pestais contre le monde entier. Je jalousais ceux qui avaient l’air de se la couler douce. Mais à quoi bon? Je bâtissais mon avenir. La stratégie était bonne… mon attitude, un peu moins!


Ce que je trouvais "ben cher" à l’époque me semble tout à fait normal aujourd’hui.

Le problème, ce n’est pas tant que les choses sont chères… c’est qu’elles ne sont pas toujours dans nos moyens. On nous vend du rêve, et on voudrait que tout soit accessible immédiatement.


Mais non. Non!


Mon père me disait souvent : "Chaque temps pour chaque chose, Marie-Lyne!" (Bon, à l’époque, il parlait du fait que j’avais un chum à 13 ans et que, selon lui, c’était trop tôt. Mais ça s’applique à pas mal de choses dans la vie!)


Si tu veux avoir les moyens, tu peux trouver comment atteindre tes objectifs. Il n’y a pas de rêves stupides, juste des rêves qui demandent des efforts.


Alors, plutôt que de répéter que tout est trop cher et que tout le monde fait de l’argent sur notre dos… et si on se demandait plutôt comment on peut changer notre situation?


J’ai changé ma vie.


Et toi?

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